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Clap de fin pour le procès OKC #secteOKC #OgyenKunzangCholing #LamaKunzang #France #Belgique

Jugement final le 2 décembre 2020 après 5 ans de procédure et 8 mois de procès et +20 ans dans la Justice Belge

5 min read

L’avocat général Godbille a requis quatre ans de prison et de lourdes confiscations contre le gourou belge Robert Spatz. Le jugement sera rendu début décembre.

LAURENCE WAUTERS

Après une quinzaine d’audiences, la cour d’appel de Liège a consacré sa dernière journée, ce jeudi, au procès de l’ASBL OKC (Ogyen Kunzang Chöling), secte bouddhiste fondée en 1972 par le Belge Robert Spatz, accusé principal du dossier. En 1974, cet homme né en 1944 achetait un vieux château, près des gorges du Verdon, qui a été entièrement rénové par les adeptes. Vingt ans plus tard, l’un de ceux-ci déposait plainte contre la secte et au printemps 1997, une série de perquisitions étaient menées, notamment au château de Soleils, où les enquêteurs recensaient 35 enfants et 17 adultes, qui n’étaient pas leurs parents puisque ceux-ci travaillaient dans des restaurants et boutiques végétariennes bruxelloises liées à la secte.

 

Durant ce procès, les parties civiles ont parlé de « lavage de cerveau », de punitions physiques, de séparation forcée avec leurs parents et du repli sur eux-mêmes, avec une scolarité par correspondance. Certaines ont évoqué des abus sexuels qui auraient été perpétrés par Robert Spatz prétendument pour les aider à « canaliser leur énergie ». Toutes ces personnes auraient été maintenues dans ce que M e Preumont, aux parties civiles, a qualifié de « coma social ».

 

« Couverture religieuse »

 

A l’accusation, l’avocat général Godbille a requis pendant six heures sous l’œil attentif du prince Laurent venu expressément – il s’agirait d’un ami proche. Il a évoqué « l’asservissement de travailleurs sans protection sociale, la dissimulation de leur exploitation au travers de faux contrats d’associés actifs de sociétés dont ils n’ont aucun contrôle », ainsi que les « traitements inhumains et dégradants, confinant dans certains cas à la séquestration et à la prise d’otage », ou encore « la soumission totale au gourou pratiquant à l’égard des victimes qu’il s’est choisies des attentats à la pudeur et même des viols sur mineurs alors qu’il exerce sur eux une autorité ». L’ASBL OKC était, selon l’accusation, qui a requis quatre ans de prison et de lourdes confiscations contre Spatz, « une couverture religieuse justifiant une série d’activités délictueuses : extorsions, blanchiment, prises d’otages, crimes et délits de mœurs ».

 

La défense de Spatz a quant à elle plaidé trois jours durant. M e Wauters a d’abord épinglé le contexte de l’ouverture de ce dossier, remarquant que la filleule d’Albert II avait rejoint la secte au moment où l’enquête a démarré.

Epinglant longuement la procédure, critiquant les rapports d’expertise et la manière dont certains témoins sont arrivés dans le dossier, il a aussi exposé les photos montrant la vie au château de Soleils, avec carnaval, spectacles et fêtes de Noël. Réfutant tout mauvais traitement, il a fustigé ce qu’il a appelé les « nouvelles parties civiles », qui auraient eu accès à de nombreuses informations à charge et qui, de la sorte, auraient été « manipulées ».

 

C’est avec soulagement que les parties civiles ont vu se clore ce jeudi ce procès-fleuve, pour ce dossier de 40 cartons qui s’étend sur plus de 40 ans. « Néanmoins », relève M e Bosquin pour l’une d’entre elles, « il reste une frustration : jamais monsieur Spatz (NDLR : sous certificat) ne s’est déplacé pour un de ses procès. »

 

Arrêt le 2 décembre.

LAURENCE WAUTERS

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Le procès de la secte OKC reprend, le ministère public réclame plusieurs millions à Robert Spatz #dérivessectaires #sectes #OgyenKunzangCholing

Jugement le 2 décembre 2020

7 min read

Le troisième procès de la secte bouddhiste et de son « lama », Robert Spatz, a repris ce lundi. L'avocat général demande la confiscation du Château des Soleils, où étaient envoyés des enfants séparés de leurs parents, et de plusieurs millions d'euros.

Le procès de la secte bouddhiste OKC (Ogyen Kunzang Chöling) et de son gourou… pardon, son « lama », Robert Spatz, a repris ce lundi matin à la cour d'appel de Liège. Le troisième procès du genre avait commencé en février et mars derniers, avant plusieurs mois d'interruption. Il doit s'achever jeudi 17 septembre.

L'avocat général a fait parvenir aux parties ses conclusions, dont Le Soir a obtenu copie. Sur 274 pages, le ministère public incarné par l'avocat général Jean-François Godbille, accable Robert Spatz, le fondateur de l'OKC en 1972. Selon lui, les débats commencés en début d'année ont permis d'« éclairer les mécanismes ayant permis aux parties civiles de prendre conscience de l'ampleur de leur état de privation de liberté mentale, de l'état de contrainte dans laquelle elles avaient été placées, des contradictions dans une série de témoignages successifs qui sont explicables par l'emprise encore fort présente [de M. Spatz] au travers de ses acolytes et les structures sociétales et associatives mises en place, amplifiant un discours mensonger et aliénant à l'égard des parties civiles ».

Le principal prévenu ne s'est jamais présenté aux audiences. Arguant d'un état de santé très fragile, il demeure en Espagne. Malgré un avis contraire d'un médecin local.

Les préventions contre le leader de l'OKC, « guide spirituel » pour ses adeptes, sont divisées en deux parties. Des faits présumer commis entre 1975 et 2008. La première partie des accusations porte sur la gestion financière de la secte depuis le milieu des années 1970. Robert Spatz – et parfois une ou deux autres coprévenues – est soupçonné de « faux », « fausses inscriptions comptables », « intention de tromper les autorités judiciaires et de police » en achetant le silence d'un témoin, « extorsions » et/ou « escroqueries » au détriment des adeptes, « blanchiment », ou encore « abus de confiance » sans compter diverses infractions au droit social.

41 millions de francs belges extorqués

Des dizaines de parties civiles sont présentes au procès. La plupart auraient été victimes de l'endoctrinement de la secte afin de lui soutirer des dons. En espèces ou en travail « bénévole » dans les commerces et restaurants bruxellois de la secte. « De nombreux dons, notamment de force de travail, ont été faits en induisant les gens en erreur et en leur dissimulant que de grosses parties de ces dons et plus-values dégagées du travail accompli, si pas l'essentiel, était délibérément détourné… » lit-on dans les conclusions du ministère public. Qui note, cruel : « … pour assurer le train de vie fastueux d'un gourou qui ne suivait pas les mêmes préceptes d'ascèse que celles qui étaient assénées aux adeptes ». Plus de 41,8 millions de francs belges auraient ainsi été soutirés aux croyants au fil des ans.

Selon l'accusation, les membres d'OKC étaient véritablement « hypnotisés » par leur gourou. M. Spatz abreuvait ses ouailles en récits sur les horreurs du monde extérieur, sur un avenir morbide. « L'adepte se trouvait en ce sens hypnotisé, totalement imprégné par ce que disait le lama et son monde ne pouvait plus être autre que celui constitué par la communauté OKC. S'y opposer aboutissait à être jeté, corps et âme, sur le champ en enfer d'une sorte de damnation rendue d'autant plus redoutée que le discours proféré était jupitérien, dramatique pour des oreilles conditionnées à la toute-puissance et sagesse du lama vénéré. »

Enfance sacrifiée

L'autre volet du procès concerne des faits de mœurs. Robert Spatz doit répondre de « prise d'otage de mineurs avec tortures corporelles. De 1975 à 2009, « de nombreux enfants sont soustraits dès l'âge de quatre ans à l'autorité de leurs parents, résidant en Belgique, pour être envoyés au Château des Soleils », à Castellane, dans le sud de la France (Alpes-de-Haute-Provence). Objectif présumé ? « Outre l'endoctrinement facilité des enfants, privés de tout repère parental, la sujétion de leurs parents à l'autorité de Robert Spatz. Souvent exploités dans les commerces appartenant à l'OKC, ou tout simplement escroqués. La secte domiciliait toutefois ces enfants en Belgique pour récupérer les allocations familiales.

 

Le ministère public qualifie M. Spatz de « ravisseur », ce dont il se défend vertement. Tout comme il se défend de tout acte de « torture ». Les bambins, élevés dans les Alpes, étaient soumis à des privations alimentaires, de chauffage, de biens personnels comme des jouets et surtout de l'amour de leurs parents. Ils devaient travailler dans les champs et s'adonner continuellement à des pratiques religieuses. Comme des prosternations devant l'image de leur « lama », Robert Spatz, ou même des séances de karaté pieds nus dans la neige. A cela s'ajoutaient des punitions, parfois violentes. Même si l'avocat général concède que le gourou n'était pas nécessairement informé de toutes ces punitions, il constate que le principal prévenu n'avait « pas soumis ses propres enfants à ce régime, ni ne l'avait partagé lui-même, préférant le confort de ses villas d'Uccle, de Tahiti, de San Lucar ou de Port Grimaud ».

 

Viols

 

Enfin, Robert Spatz répond d'accusations de viols, d'attentats à la pudeur – avec des circonstances aggravantes comme des menaces ou séquestrations – sur quatre femmes mineures au moment des faits alléguer (qui s'étaleraient de 1986 à 2007). La défense conteste les témoignages des victimes. L'une d'elle a à deux reprises retiré ses accusations, possiblement sous la menace de la communauté.

Le ministère public demande la confiscation de nombreux biens appartenant à Robert Spatz, notamment le Château des Soleils. Mais aussi 471.527 euros au titre du « blanchiment » et 3.808.099,62 euros pour compenser les fraudes sociales.

Source : 

https://plus.lesoir.be/323421/article/2020-09-07/le-proces-de-la-secte-okc-reprend-le-ministere-publ...

Justice for Jacob Blake

Using simple tech to channel protests.

Someone have been busy reporting my account @facebook @finkd

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An account I merely used to shine some light on the current OKC-Spatz trial, what's interesting is that @facebook is actively deleting far-left, leftist accounts while the entire far-right swarm on facebook is left untouched.